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Clitoridienne ou vaginale, un faux débat ?

Plus insaisissable que celui de l’homme, le plaisir féminin reste un mystère à bien des égards, même pour la science : la question de l’origine de l’orgasme féminin semble toujours brûlante. Et si ce n’était qu’une fausse question ?

Encore et toujours énigmatique, la question de l’origine du plaisir féminin n’en finit pas de faire parler d’elle. De nombreuses études se penchent sur le sujet, sans apporter de réponse unanime : toutes reconnaissent le caractère profondément subjectif de la jouissance chez la femme. La rumeur, elle, semble convaincue qu’il existe deux types d’orgasmes féminins, le clitoridien et le vaginal. A tel point que la découverte du point G devient pour certaines une véritable chasse au trésor, parfois à grand coup d’injections de Botox dans la paroi vaginale.

Or, à en croire une étude récente réalisée par des chercheurs de l’université Tor Vergata à Rome, la région responsable du plaisir féminin n’aurait rien d’un point localisable précisément : il s’agirait plutôt d’une zone qu’ils ont appelée « complexe CUV » située sur la partie haute du vagin. Ce serait la combinaison du clitoris, de l’urètre et de la paroi vaginale qui ferait grimper les femmes au septième ciel. L’orgasme féminin ne serait donc pas ou clitoridien, ou vaginal, mais bien les deux !

En tous cas, le clitoris y a définitivement son mot à dire. Sa taille et sa position aussi, apparemment… C’est ce que suggère une autre étude récente, américaine cette fois-ci : en utilisant l’IRM, des chercheurs ont comparé la zone pelvienne d’une trentaine de femmes dont certaines disaient n’avoir jamais ou rarement des orgasmes, et d’autres l’atteindre fréquemment. Ils auraient ainsi pu remarquer que la distance entre le clitoris et le vagin était plus longue en moyenne chez les femmes qui disaient jouir difficilement. Elles auraient également un clitoris plus petit… Leur sphère clitoridienne serait donc plus difficile à stimuler.

Loin de prétendre percer les secrets du plaisir féminin, les responsables de l’étude insistent sur le fait que ces observations anatomiques ne doivent pas mener à des conclusions hâtives. Si notre morphologie peut peut-être jouer un rôle dans notre accès à l’orgasme, elle n’est qu’une composante : connaissance de son corps, complicité avec son partenaire et écoute de ses sensations restent déterminants dans notre épanouissement sexuel.

Cet article est paru dans le TéléDH Magazine du 10 octobre 2015. Retrouvez les publications SexoPositives chaque semaine, gratuitement, dans le supplément DH du weekend.

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