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La vérité sur les femmes fontaines.

7ème critère de recherche sur Pornhub, l’éjaculation féminine émoustille beaucoup d’hommes. Phénomène assez méconnu, cette émission de liquide intrigue souvent, et dérange parfois. Mais que contient-il exactement ?

Parfois appelée éjaculation féminine, le mécanisme par lequel certaines femmes libèrent une grande quantité de liquide pendant l’orgasme est toujours un sujet tabou. Alors même que beaucoup d’entre elles l’associent à un plaisir intense, en parler provoque encore un certain malaise chez celles qui le connaissent. Cela s’explique notamment par le fait que ces émissions en jet sont incontrôlables, et peuvent parfois être très abondantes – 250ml.

Mais que contiennent ces sécrétions ? Urine ou liquide prostatique ? Alors que les avis divergeaient, une étude de 2014 menée par des scientifiques français a permis d’y voir plus clair. En réalité, il semblerait que le liquide expulsé proviendrait bien de la vessie : les chercheurs ont d’abord demandé à ces femmes d’uriner, puis de se stimuler sexuellement. Ils ont pu ainsi constater que la vessie se remplissait à nouveau, pour finir par être vide après l’orgasme. L’analyse du liquide a démontré qu’il ressemblait effectivement de très près à de l’urine. Chez certaines femmes, ces sécrétions s’accompagnent de liquide prostatique, mais pas chez toutes.

Mais quel effet cela fait ? Une autre étude datant de 2015 fait le point. Près 80% des femmes fontaines interrogées estiment que leur vie sexuelle a été améliorée après les premières « émissions fontaines ». Seulement 10% d’entre elles y voient un problème, ou une pathologie. Chez les partenaires, l’effet est quasiment unanime : cette manifestation de plaisir est vécue comme excitante. Beaucoup d’ailleurs espèrent à chaque rapport que cela se produira.

Si on sait donc aujourd’hui ce que contiennent ces émissions et leur provenance, le mécanisme d’expulsion en lui-même pose toujours question. Cette propulsion en jet pourrait apparemment être provoquée par une pression directe sur la paroi antérieure du vagin. Le phénomène serait alors mécanique. Mais les scientifiques émettent aussi l’hypothèse que cette libération d’urine serait cérébrale : la zone dédiée au fait de faire pipi est en effet mitoyenne dans notre cerveau à celle du contrôle social, qui doit être désactivée pour connaître l’orgasme. La désinhibition de la seconde entraînerait, par proximité, celle de la première. En d’autres mots, le lâcher-prise nécessaire à la jouissance pourrait être à l’origine de ces émissions d’urine incontrôlées.

Cet article est paru dans le TéléDH Magazine du 21 novembre 2015.

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