pour prendre rendez-vous (70€/consultation): +32 2 660 21 00 Prendre rendez-vous en ligne

L’orgasme peut-il faire pleurer?

De la fringale au coup de blues en passant par l’envie de courir un marathon, de nombreux états d’esprit peuvent suivre une montée au 7éme ciel. Après l’orgasme, certains sont pris d’un fou rire incontrôlable, ou d’autres éclatent en sanglots. Autant d’émotions qui sont parfois très impressionnantes…

Jouir, c’est grimper au 7ème ciel : nos sens sont sens dessus dessous, notre corps ressent à cent à l’heure, et notre esprit décolle à toute vitesse. De quoi bouleverser nos sensations, et remuer nos émotions. Tant et si bien qu’après, notre physique et notre mental peuvent réagir de manière inattendue.

Physiquement, le relâchement de la tension sexuelle peut se manifester notamment par des tremblements incontrôlés des membres inférieurs, ou une baisse fulgurante de tonus. Ce coup de fatigue est physiologique chez les hommes : on l’appelle la période réfractaire. Il s’agit d’un moment de récupération plus ou moins long selon l’âge et l’individu pendant lequel l’homme ne peut plus entrer en érection. Chez la femme, cette pause n’existe pas : son corps peut théoriquement redécoller instantanément vers le 7ème ciel. Psychologiquement, elle peut cependant ressentir le besoin de se reposer avant de remettre le couvert.

Certaines peuvent même connaître ce qu’on appelle aujourd’hui le sex blues, et se sentir tristes après avoir fait l’amour. Ce coup de mou concernerait presque une femme sur deux, si l’on en croit une étude australienne du Queensland Institute of Technology publiée dans le Journal of Sexual Medicine. Pour 5% d’entre elles, cela serait même quasi systématique. Le sentiment exact ? Difficile à dire. Beaucoup d’entre elles le rapprochent de la tristesse, la mélancolie, ou l’anxiété. D’autres parlent d’irritabilité, d’agitation ou même de colère. C’est d’autant plus surprenant que ces émotions apparaissent aussi après un rapport jugé satisfaisant. Cette « dysphorie post-coïtale » ne serait donc pas liée à la qualité de la galipette.

Pourtant, on sait qu’un rapport sexuel réussi libère dans notre cerveau des endorphines, des hormones qui nous procurent un sentiment de bien-être et d’apaisement. Pourquoi donc alors ce ressenti négatif, et donc apparemment contradictoire ? Selon les chercheurs, il viendrait du rééquilibrage : ce seraient les suites de ces décharges hormonales qui provoqueraient ce blues post-coïtum, qui peut même parfois s’accompagner de maux de tête. Quoi qu’il en soit, le lâcher-prise que notre corps et notre esprit connaissent lors de la jouissance et le relâchement de la tension sexuelle qu’elle entraîne peuvent tout simplement expliquer notre fragilité émotionnelle dans les moments qui suivent une partie de jambes en l’air rondement menée.

Vous souhaitez en apprendre davantage? 
Alexandra Hubin fait le point sur le sujet lors d’une de ses chroniques sur France 2 dans « Je t’aime etc… »: Les rapports sexuels, générateurs d’une large palette d’émotions.   

Besoin de quelques conseils? 
Notre équipe SexoPositive vous propose 3 conseils pour mieux vivre ses émotions après l’orgasme. 

Share This