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Parler pendant l’amour : plus c’est cochon, mieux c’est ?

Parler de sexe est important dans un couple : cela permet de partager ses envies et ses préférences. Au-delà de ça, pour beaucoup, les mots seraient apparemment de véritables boosters de plaisir. Mais qu’est-ce qui se dit en pleine partie de jambe en l’air ?

Parmi les nombreuses études qui concernent l’intimité sexuelle, peu se penchent sur ce qui se dit sous la couette : si on savait déjà que communiquer est bon pour la galipette, il a fallu attendre les résultats d’une étude scientifique menée par des chercheurs de l’Université de Sydney et publiée tout récemment dans les Archives of Sexual Behavior pour en savoir un peu plus sur les discussions érotiques pendant l’acte.

Pour commencer, ils ont demandé à plus de 330 participants âgés de 18 à 39 ans d’écrire ce qu’ils aimaient dire et entendre pendant l’acte. Ils ont ainsi pu constater que rares sont ceux qui font l’amour en silence : neuf personnes sur dix parlent pendant l’acte sexuel. Cela aiderait à atteindre l’orgasme, et contribuerait donc à la satisfaction sexuelle et au bonheur dans le couple. Et apparemment, moins c’est châtié, plus c’est efficace : autant les hommes que les femmes n’hésitent pas à – et préfèrent même – utiliser un langage vulgaire dans leurs échanges érotiques.

En analysant les résultats, ils ont également pu classifier les échanges érotiques en deux grandes familles. Dans la première qu’ils ont appelée « individualiste », les chercheurs ont rangé les paroles décrivant une domination sexuelle (« tu jouiras quand je te dirai de jouir»), une soumission sexuelle («fais ce que tu veux de moi»), la possessivité («à qui il est, ce petit c…»), ou des fantasmes («imagine que quelqu’un nous regarde»). Dans la seconde, dite « mutualiste », ils ont classé les exclamations («oh oui», «oh, mon Dieu!»), les instructions («plus vite»), les encouragements («j’aime quand tu fais ça») et les énoncés émotionnels plus intimes («mon amour», «je t’aime»). Or, autant les hommes que les femmes semblent privilégier les échanges « mutualistes », qui, toujours selon ces checheurs, traduisent une plus grande satisfaction sexuelle.

A y regarder de plus près, certains résultats semblent aussi confirmer des stéréotypes de genre : il y a plus de femmes qui aiment se montrer verbalement soumises ou entendre l’autre les dominer par la parole que l’inverse. De même, plus d’hommes que de femmes aiment entendre l’autre se soumettre… Des résultats que les chercheurs expliquent notamment par le fait que les hommes et les femmes ont sans doute appris à dire ce que l’autre sexe aime entendre, et retirent du plaisir de voir leur partenaire aimer ça.

Cet article est paru dans le TéléDH Magazine du 31 octobre 2015.

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